Un projet éloigné des demandes des riverains !

Le projet de création d’un parking dans la rue Lhoneux, à la place du verger en photo ci-dessus, constitue l’une des priorités du plan d’investissement communal (le « PIC », c’est-à-dire le grand plan des travaux des voiries pour les 3 prochaines années) qu’a déposé le Collège. Ecolo Saint-Nicolas s’inquiète car la majorité ne revoit pas ce projet malgré le mécontentement des riverains !

Ce n’est pourtant pas faute d’essayer… En effet, depuis 2020, les riverains ont rédigé de nombreuses interpellations et courriers contenant des propositions constructives ainsi que des inquiétudes légitimes !

Le combat continue !

Les riverains poursuivent leurs efforts avec le dépôt d’une pétition à l’administration le 27 juin, lors du dernier conseil communal ! Celle-ci contient la signature de 46 riverains et témoigne des inquiétudes et incohérences du projet. En effet, ils indiquent que ce projet de parking semble disproportionné et dépourvu de toute analyse. Ils ont même identifié d’autres emplacements disponibles suite à la démolition de maisons ou l’absence d’occupation de terrains à bâtir. Ces emplacements sont par ailleurs plus proches pour les voisins en attente de places de parking !

Les riverains dénoncent également le fait que ce projet ne s’intègre pas dans la logique des venelles calmes et paisibles de la rue ! Qu’en est-il des nuisances sonores et lumineuses ainsi que de l’impact environnemental ? Ils sont également préoccupés par les risques accrus pour la sécurité routière ainsi que les risques d’incivilité ou les regroupements bruyants durant la nuit.

Ecolo Saint-Nicolas soutient les riverains lors du conseil communal !

Autant d’inquiétudes qu’Ecolo Saint-Nicolas comprend et partage ! Tout comme les riverains, nous avions interpellé mi-mai l’Echevin des Travaux par courrier. Ce dernier n’a pas répondu et cela a entrainé un débat houleux au conseil communal.

En effet, pour appuyer et soutenir le combat des riverains, nos deux conseillers communaux, Samuel Dufranne et Sophie Claes, ont analysé la situation afin d’interpeller le Conseil communal du 27 juin ! Samuel Dufranne remarque que « de manière plus large, ce projet de parking semble par ailleurs fragile sur le plan juridique ou règlementaire ». De fait, ce projet va à l’encontre du plan climat communal ou de la déclaration politique communale sur le cadre de vie et la concertation des habitants. Des « réunions plénières » d’avant-projet devraient être prévues, or ce n’est pas le cas si l’on en croit les étapes décrites dans le document préparatoire du conseil communal.

De plus, ce projet ne tient pas suffisamment compte des risques d’inondation. Or, ce qu’on appelle « l’aléa d’inondation » est élevé à cet endroit que ce soit par ruissellement ou par débordement des canalisations. Avant tout, il semble donc indispensable d’adapter le projet à l’aléa d’inondation ! C’est pourquoi il faut à tout prix éviter de bétonner cet endroit et garder un environnement qui peut absorber les eaux :  de la terre, des arbres et des plantations – ce qui existe actuellement sur ce site! Et cela favorisera d’ailleurs la fraîcheur du lieu !

Une proposition favorisant la mobilité douce balayé par la majorité

En vue de rester en phase avec les besoins de la population, Samuel et Sophie ont proposé de supprimer l’extension du parking prévue dans la rue Lhoneux et d’envisager à la place, en bonne concertation avec les riverains, le parcage sur des zones bétonnées déjà existantes – du bon sens ! Cela permettait de préserver le verger tout en répondant au besoin de places de parking !

Vu les budgets ainsi économisés, nos deux conseillers communaux ont également proposé d’avancer plus rapidement sur la transformation de la rue Grimbérieux (haut)  en accès cyclo-piéton rénové, et ainsi de faire le lien avec le tronçon cyclo-piéton prévu du Bonnet vers la rue Fays. Ce projet est dans les projets non prioritaires du PIC : nous proposions de le rendre prioritaire.

Ainsi, la commune aurait eu un premier axe réservé aux modes doux (marche et vélo) qui reliait Tilleur à Montegnée ! Pour nos enfants et les trajets vers les terrains de jeux du Bonnet, ça aurait évité de prendre sa voiture vu ce que ça coûte pour l’instant ! Et nos enfants auraient pu y aller en sécurité par eux-mêmes : tout bénéf’ pour les parents-taxis pour souffler un peu – et pour l’apprentissage progressif de l’autonomie de nos plus jeunes !

Et puis ça aurait aidé à mieux prendre en compte le glissement nécessaire de mobilité (ça devient impayable d’utiliser sa voiture pour tout), avec un effet bénéfique face au réchauffement climatique !

Malgré notre travail et nos arguments, malgré la présence des riverains pétitionnaires, le Collège a refusé cette proposition.

Petite victoire : l’avis de la CAMAT sera déterminant

Pour autant, nos deux conseillers communaux ont insisté et obtenu que le projet, avant d’être réalisé, soit redébattu en Commission d’accompagnement de la mobilité et de l’aménagement du territoire (CAMAT) composée de riverains et de politiques. On y sera évidemment très attentifs! 😉

 

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